3 | Varia 2020-21

Laurent Bigaouette St-Onge
Le Vatican et la protection du patrimoine italien pendant la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Vatican fut l’un des acteurs les plus dynamiques dans l’élaboration conceptuelle et l’affirmation de la nécessité de protéger le patrimoine historique et culturel italien mis en danger par le conflit. À cette fin, il s’impliqua diplomatiquement auprès des autorités militaires et politiques alliées afin de les sensibiliser à la question patrimoniale, et ainsi préserver, dans la mesure du possible, les trésors de la péninsule italienne. Le Saint-Siège utilisa notamment une série d’arguments moraux et légaux afin de faire prévaloir son point de vue. Le présent article propose de mettre en lumière deux des principaux arguments développés par le Vatican, et d’en analyser l’impact sur la conduite alliée de la campagne italienne, entre 1943 et 1945.

Julien Lehoux
Les contrecoups de l’incendie de Shek Kip Mei : un test de légitimité pour l’administration coloniale britannique, 1949-1957

Le 25 décembre 1953 est déclenché à Shek Kip Mei l’incendie le plus important de l’histoire de la colonie de Hong Kong. En moins de cinq heures, le feu embrase le bidonville et plus de 50000 réfugiés chinois perdent leur maison. L’administration britannique sous Alexander Grantham détient peu de moyens pour régler les problèmes engendrés par l’incendie et au lendemain de celui-ci, le régime risque de tomber en pleine crise de légitimité. Cet article explore les mesures entreprises par la colonie britannique pour subvenir à l’aide aux réfugiés. Que ce soit au niveau du logement ou de la charité, l’administration Grantham est forcée de changer ses pratiques si elle désire conserver le pouvoir. Le cas contraire, les sinistrés risquent de s’agiter.

Christophe Burgeon
Le rôle de Spartacus durant la première année de la Troisième guerre servile

Spartacus démontra ses qualités de chef de guerre, notamment en remportant plusieurs victoires sur les légionnaires et en fédérant la majeure partie de ses troupes autour de lui, tout en réveillant régulièrement leur courage. En outre, il créa des services (logistique, renseignement et transmission de celui-ci) efficaces. Spartacus, s’il fut un chef de guerre unanimement reconnu par les auteurs anciens, n’exprima jamais le souhait de devenir roi, notamment parce qu’il n’avait aucun territoire sous son autorité et qu’il était à la tête d’une armée presque constamment en mouvement.  Par ailleurs, les esclaves placés sous son autorité ne constituaient ni une population homogène ni une classe sociale unie.