Compte rendu : Jean-Louis Jadoulle, Gaël Pirard et Sarah Lapré, Le temps historien comme objet d’enseignement-apprentissage, Québec, Presses de l’Université Laval, 2026, 161 p.
Aycha Jouf-Qeddi
L’ouvrage de Jean-Louis Jadoulle, Gaël Pirard et Sarah Lapré[1] part d’un paradoxe au cœur de l’histoire et de son enseignement : alors que toute pratique historienne repose sur une mise en relation des temporalités, le temps lui-même reste peu conceptualisé. Depuis plusieurs décennies, la recherche s’est largement intéressée à la méthode historique, à la pensée historienne, à la conscience historique et à la littératie historienne, sans accorder une attention équivalente au temps comme objet de réflexion. L’ouvrage cherche à combler cette lacune en proposant une définition du « temps historien » comme objet d’enseignement-apprentissage, à l’intersection de la philosophie, de l’historiographie, de l’épistémologie et de la didactique.